La Commune

En quelques chiffres

Localisation : Issue de la fusion-association des villages des Souhesmes et Rampont, la commune est située dans le département de la Meuse à 15 km à l'ouest de Verdun.

Code INSEE : 55497

Code postal : 55220

Superficie : 21,8 km²

Population : 344 hab. (2015)

Densité : 15 hab./km²

Altitude : 25o m

Longitude : 5.253333 E

Latitude : 49.084167 N

Arrondissement : Verdun

Canton : Dieue-sur-Meuse

Intercommunalité : Codecom Val de Meuse Voie Sacrée

 

 

Carte 2

Histoire des Souhesmes-Rampont

Si les souhesmes

Extraits du livret "Si les Souhesmes-Rampont m'étaient contés" de Monsieur Jean-Luc Lécaillon et les élèves de l'école des Souhesmes.

 

La Révolution :

 

La Révolution est passée par les Souhesmes et par Rampont. Et avec elle on a vu des hommes remplis d’enthousiasme pour les uns, ou d’un véritable fanatisme pour les autres.

C’était sans doute pour nos deux villages, la première fois qu’on y voyait de telles fêtes civiques.

La question religieuse y fut posée comme partout ailleurs : un curé constitutionnel aux Souhemes, un curé clandestin à Rampont, nous montrent la diversité des cas.

 Bien sûr, tout au long des décennies suivantes, il fallut répondre aux exigences de la République puis de l’Empire : pour les défendre ou pour participer à leurs conquêtes, le tout s’est accompagné d’un cortège de réquisitions, de tirages au sort, de conscriptions, d’occupations en 1792 puis en 1814 et 1815.

 

 

Les échos de la Révolution :

 

-          Séance du conseil municipal du 28 octobre 1792 : Plantation de l’arbre de la liberté.

 

En vertu du décret de la convention du 28 septembre 1792… au sujet de la fête civique célébrée dans toute la République en mémoire du succès des armées française en Savoye, il a été ce dit jour planté un arbre chêne dans les pâquis communaux au bas vers l’église à quatre verges de distance du ruisseau de Naront, lequel arbre sera appelé arbre de la liberté et l’endroit où il a été planté la place de la Révolution, le dit arbre ayant été pris dans les bois de la commune dudit Souhaime, arraché par les citoyens Jean Airy GILLANT et Laurent LOUIS tous les deux résidant au dit lieu, lequel a été voituré par les chevaux des citoyens Barthelemy SAILLET jeune et Pierre GILLANT l’ainé et a été ce dit jour le dit arbre planté à la dite place ; comme il est dit ci devant avec toute les cérémonies voulues….

 

Les fêtes de la révolution :

 

  • 23 thermidor an 4 : (10 août 1796)

Célébration des fêtes du 14 juillet et du 10 août.

… Il sera établi à la commune chef-lieu de canton, des jeux et des danses analogues à celle fêtée pour le divertissement des jeunes gens qui voudront s’y livrer. Il sera donné des prix aux vainqueurs.

 

  •      3 fructidor an 5 : (20 août 1797) Fête des vieillards.

Considérant que le but de cette fête et de faire germer dans les cœurs l’amour de la vertu, en lui assurant les hommages qui lui sont dus, et à améliorer nos mœurs en nous portant à la pratiquer….

… arrêté que la fête des vieillards sera célébrée le 10 fructidor prochain dans toutes les communes de l’arrondissement du canton…

 

  •  21 ventose an 6 : (11 mars 1798) Fête de la souveraineté du peuple.
  •   10 fleural an 6 : (28 avril 1798) Fête des époux.
  •  20 messidor an 6 : (8 juillet 1798) Fête de l’agriculture.

 

Depuis le début du dix-neuvième siècle, les régimes se sont succédés sans provoquer, semble t’il de bouleversement dans la vie locale.

Chaque changement politique semblait être accueilli avec un certain enthousiasme.Nous retrouvons souvent dans les deux villages les mêmes noms, pour  ceux qui ont présidé aux destinées de leur commune ; avec toutefois une palme pour :

Nicolas Alexis SAILLET, maire des Souhesmes pendant 54 ans et

pour Ernest Célestin BOUILLY, maire de Rampont pendant 34 ans.

 

 

 

 

Revolution

Les guerres :

 

De 1870 à 1945, les deux villages se sont trouvés , dans chaque conflit, aux avants-postes.

En 1870, l’armée prussienne campa  sur le territoire des Souhesmes juste avant la Bataille de Sedan.

 Lors de la Première Guerre Mondiale, les Souhesmes et Rampont ont souffert des bombardements dus à la proximité du front.

Ils furent aussi le lieu ou séjournèrent des cantonnements militaires français très importants, auxquels  s’ajoutèrent bon nombre de réfugiés.

 

 

Jusqu’en 1914, la vie fut calme à Rampont.

 L’ordre de mobilisation publié le 2 août, mis brutalement fin à la fête patronale qui se célébrait le jour même ! Dix huit hommes de Réserve et de la Territoriale prirent sans tarder leurs dispositions pour rejoindre les corps des troupes auxquels ils étaient affectés. 

Cela fit un grand vide dans une population de 158 habitants  au moment même où commençaient les travaux de moisson (lesquels, malgré tout, se poursuivirent assez régulièrement jusqu’à fin août).

 

Mais dès les premiers jours de septembre le bruit du canon se rapprochant de plus en plus, la population devenait inquiète. Le 3 ou le 4 septembre, quelques cavaliers allemands venus par le chemin de VILLE longèrent tranquillement le village où ne se trouvait pas un seul soldat français, Ils abreuvèrent leurs montures au bac, près de l’église puis, arrivés au

 Petit-Moulin, prirent à toute allure la direction de DOMBASLE.

 Le lendemain, des troupes françaises, lancées de VERDUN occupèrent les abords ouest du village tandis que, toujours soucieux, les habitants organisaient leur départ.

 Le 6 septembre, un violent combat d’infanterie et d’artillerie se déroula sur le plateau, dans la direction de JULVECOURT, VILLE et JUBECOURT.

Les allemands furent maintenus, mais le village ne put échapper aux tirs de leur artillerie.

 De nombreuses bombes incendiaire mirent le feu et détruisirent en quelques heures vingt-six maisons dans la partie haute et centrale de la localité.

Un habitant, Onésime BOUILLY, fut tué d’un éclat d’obus devant sa maison. Ce fut la seule victime civile.

Blottis dans des caves, dans la partie basse du village, hommes, femmes et enfants profitèrent d’une accalmie pour quitter le pays et se diriger sur VERDUN avec leurs attelages.

Les uns séjournèrent à BALEYCOURT, d’autres à DUGNY pendant une huitaine de jours puis rentrèrent à RAMPONT.

 Ils se relogèrent tant bien que mal dans les maisons restées intactes ou peu endommagées.

(Parmi les évacués à DUGNY, quelques uns furent dirigés sur NICE et CANNES).

 

La vie reprit peu à peu au village.. mais elle resta bien triste pendant les années qui suivirent. L’armée devait  assurer le pain à tous les civils mais la prévôté les tracassait bien souvent mal à propos.

 

L’établissement d’une voie ferrée stratégique, longeant la rive gauche de la prairie pour contribuer au ravitaillement des troupes comprises dans le secteur Argonne-Meuse, au Nord Ouest de VERDUN, attira à partir de 1916 de fréquents bombardements par avions et par canon .Heureusement, aucun n’atteignit  jamais le village et ne causa aucune victime.

 

En 1918, au moi de juillet et, en prévision de violents combats escomptés dans la région du Mort-Homme et de la côte 204 (et sur l’ordre de l’autorité militaire ) , les habitants durent évacuer de nouveau et se rendre à BAR LE DUC, d’où ils furent dirigés sur MONCOURT et POISSONS, dans la haute Marne.

Trois semaines plus tard,  ils furent rapatriés : heureux de venir terminer les moissons commencées par des équipes militaires agricoles.

 

De 1940 à 1944, il fallut supporter une occupation allemande qui s’est fait sentir plus précisément aux Souhesmes, avec la présence d’une ferme allemande (société Ostland), dans laquelle étaient employées des familles polonaises entières, déportées à cette effet..

 Les deux villages ne furent point épargnés : captivité, déportation furent le lot de certains de leurs habitants.

 

 

1914 mobilisation copie 1

 Le travail :

 

Les Souhesmes et Rampont ont eu et possèdent encore une vocation agricole.

Mais ce qui fait l’originalité du premier village c’est d’avoir connu une petite « révolution industrielle », à une époque que l’on pourrait qualifier de faste.

Le village des Souhesmes a vu se développer une usine spécialisée dans la fabrication d’instruments agricoles.

 Fondée par Pierre LOUIS au milieu du dix-neuvième siècle, elle fut reprise par ses fils pour devenir les établissements LOUIS & DAVIGNON en 1900.

 Ils partirent  s’installer à Belleville-sur-Meuse en 1954.

Il fallut enfin fermer les portes de l’usine des Souhesmes en 1971.

Comme dans biens d’autres endroits, les anciens métiers, nombreux et diversifiés ont fini par disparaitre.

 

Pour faire vivre toutes ces activités, les voies de communication avaient une réelle importance.

Longtemps il à fallu se contenter des simples chemins, sur lesquels on se déplaçait au rythme du cheval, avant de voir arriver la ligne de chemin de fer de Châlons à Verdun, puis celle du « Petit Meusien » pour lequel on a installé une gare aux Souhesmes.

Chaque époque apporte ses espérances :

les années 70 ont fait croire à un renouveau grâce à l’implantation de  l’autoroute,

et les années 2000 avec l’arrivée du TGV.

 

 

 

Ste louis

Charue

Usine louis

La population :

 

 Evolution de la population des deux villages.

 

La population de nos deux villages a suivi une évolution assez similaire.

Une première phase nous indique une croissance sensible, jusqu’en 1831 aux Souhesmes, jusqu’en 1851 à Rampont.

 Il semble bien qu’à cette époque, on connaisse un plein démographique dans le monde rural, auquel succédera un lent déclin, marqué par l’exode rural. (Il est à noter que les méfaits de la Première Guerre Mondiale n’aggraveront pas particulièrement ce déclin.)

Après la Seconde Guerre Mondiale, nous assistons à une véritable hémorragie, sans doute accompagné d’un vieillissement de la population.

Cette situation de déclin semble stoppée aux Souhesmes et Rampont commence aussi à voir arriver de nouveaux habitants.

 

Evolution population

Evolution de la population des Souhesmes Rampont entre 1806 et 1990

 

 

Natalité, mortalité aux Souhesmes.

 L’évolution du rapport naissance-décès suit d’assez près la courbe de la population.

Les naissances sont plus nombreuses jusqu’en 1830 et les décès deviennent excédents jusqu’à nos jour, avec deux exceptions (1860 et 1960).

Il est évident que la mortalité infantile reste très importante tout au long du dix-neuvième siècle. Dans la décennie 1830-1839 elle représente 28,5 % de tous les décès.

Une baisse significative de la mortalité infantile n’intervient qu’au cours du vingtième siècle, avec une exception pendant la guerre 1939-1945, et elle tend à disparaitre presque totalement entre 1960 et 1990, avec un seul cas pour ces trente années.

 

 

Les écoles :

 

Même s’il ne subsiste aucune école, il est important d’évoquer  l’histoire des écoles des Souhesmes et de Rampont.

Une des préoccupations majeures des pédagogues du dix-neuvième siècle, était de séparer les sexes dans les établissements scolaires, selon les exigences de la morale.

A Souhesmes, à coté de l’école des garçons, qui fut tenue longtemps par la « dynastie » d’instituteurs GRANDJEAN, était établie une école de filles. Elle était  tenue par  une sœur de la Doctrine Chrétienne jusqu’en 1902...année où furent réunis les deux sexes dans une même classe.

A Rampont, il fallut attendre 1856 pour voir l’ouverture d’une école de filles, qui fut, ici,  tenue par une institutrice laïque.

Elle fut fermée en 1894 et réunie à l’école des garçons.

 

Avec la baisse considérable de sa population, la commune de Rampont dut se résoudre à fermer sa dernière école en 1965.

 

Séance du conseil municipal (des Souhesmes) du 6 novembre 1821 :

…Le conseil délibère qu’il y a lieu à faire l’acquisition d’une maison pour tenir les écoles et loger l’instituteur.

…l’acquisition de la maison des sieurs LALLEMENT est proposée Cette maison est située en un lieu assez convenable. Peu éloigné de l’église et presque dans le centre du village.

Elle consiste en une portée de bâtiment de cinq mètres dix centimètre de large, sur une longueur de vingt. Elle est  actuellement construite en une petite cuisine et un petit cabinet prenant jour du côté du pâquis vers le couchant ; du coté du village, vers le levant est une grange et des engrangements à côté. 

 

 

 

Ecole de rampont 1939

Ecole de Rampont (1939)

Elections

Carte electeur

- Résultats des élections législatives dans la commune de les Souhesmes-Rampont (11 juin & 18 juin 2017).

Resultats legislatives 2017 second tourRésultats législatives 2017 second tour (328.38 Ko)

Resultats legislatives 2017 1er tourRésultats législatives 2017 1er tour (340.24 Ko)

- Résultats des élections présidentielles dans la commune de les Souhesmes-Rampont (23 avril & 7 mai 2017).

Resultats presidentielles 2017 second tour 1Résultats présidentielles 2017 second tour (321.49 Ko)

Resultats presidentielles 2017 1er tourRésultats présidentielles 2017 1er tour (339.53 Ko)

- Résultats des élections régionales dans la commune de les Souhesmes-Rampont (6 & 13 décembre 2015).

Resultats regionales 2015 second tourRésultats régionales 2015 second tour (133.42 Ko)

Resultats regionales 2015 1er tourRésultats régionales 2015 1er tour (142.82 Ko)

- Résultats des élections départementales dans la commune de les Souhesmes-Rampont (22 & 29 mars 2015).

Resultats departementales 2015 second tourRésultats départementales 2015 second tour (131.82 Ko)

Resultats departementales 2015 1er tourRésultats départementales 2015 1er tour (134.13 Ko)

- Résultats de la consultation des électeurs concernant la réalisation de la gare d'interconection de Vandières (1er février 2015).

Résultats de la consultation des électeurs ( Gare de Vandières)Résultats de la consultation des électeurs ( Gare de Vandières) (166.76 Ko)

- Résultats des élections européennes dans la commune de les Souhesmes-Rampont (25 mai 2014).

Resultats europeennes 2014 souhesmes rampont 1Résultats européennes 2014 (153.07 Ko)

- Résultats des élections municipales dans la commune de les Souhesmes-Rampont (23 mars 2014).

Resultats municipales 2014Résultats municipales 2014 (184.63 Ko)